Quelles sont les normes applicables aux bottes de sécurité en cuir ?
Les bottes de sécurité en cuir se choisissent en s'appuyant sur des normes qui définissent les exigences et les marquages, afin d'adapter l'EPI aux risques et aux conditions de travail (humidité, température, nature des sols). La certification des chaussures de sécurité bascule vers EN ISO 20345:2022 et son amendement A1:2024, avec une période de transition où l'édition 2011 peut encore coexister selon les certifications.
- EN ISO 20345:2022+A1:2024 : exigences de sécurité avec embout 200 J / 15 kN, classes SB à S7S et marquages (A, E, WPA, WR, SR, etc.).
- EN ISO 20344 : méthodes d'essai, notamment pour la résistance au glissement.
- EN ISO 20347 : exigences pour les chaussures de travail sans protection des orteils (OB à O5).
- EN 50321 : chaussures isolantes (classes 00 et 0) pour travaux électriques selon l'usage.
- EN 13832 : chaussures de protection contre les produits chimiques, selon le type de contact.
Quels sont les types de bottes de sécurité en cuir et pour quels secteurs ?
Selon les environnements, différents types de bottes de sécurité en cuir sont utilisés, avec des exigences qui se déclinent en classes de performance (SB, S1, S2, S3, etc.) et en marquages complémentaires. Le choix dépend des risques mécaniques, de l'humidité et des contraintes de déplacement.
- Tige en cuir pleine fleur : souple, respirante et hydrofuge, adaptée aux chantiers, à la maintenance et aux déplacements fréquents.
- Nubuck : souple, respirant et hydrofuge (souvent lubrifié), pertinent pour l'industrie et la logistique.
- Croûte de cuir : souple, plutôt destinée à des contextes moins humides.
- Classes S2 / S3 : utiles en milieux humides ou au sol agressif (exigences liées à l'eau et, selon la classe, à la perforation et aux crampons).
- Marquages optionnels (ex. CI, HI, HRO, FO, AN, M, CR) : à considérer en métallurgie, industrie lourde, travaux exposés au froid/chaleur ou aux hydrocarbures.
Comment entretenir les bottes de sécurité en cuir ?
Un entretien régulier aide à préserver les performances et le confort des bottes de sécurité en cuir. Retirez les salissures après usage, laissez sécher à l'air libre, puis stockez les bottes dans un endroit sec, à l'abri de la chaleur directe et de l'humidité.
- Nettoyage : dépoussiérer, puis nettoyer avec un produit adapté au cuir ; en milieu humide, certains matériaux facilitent le nettoyage et l'entretien.
- Séchage : éviter radiateur et source de chaleur ; privilégier un séchage naturel.
- Surveillance de l'usure : vérifier la semelle (relief antidérapant), l'état de la tige et des coutures, ainsi que les zones de frottement.
- Remplacement : remplacer en cas de dégradation visible (perte d'adhérence, tige abîmée, défaut d'étanchéité) ou selon les consignes du fabricant.
Quelles sont les spécificités à prendre en compte pour les bottes de sécurité en cuir ?
La tige influence directement le confort, la durabilité et l'adaptation au terrain. En environnement humide, privilégier un cuir hydrofuge (cuir pleine fleur ou nubuck) et, si nécessaire, une membrane résistante à l'eau placée entre doublure et tige, qui limite la pénétration de liquides tout en laissant s'évacuer la transpiration.
- Gestion de l'humidité : la perméabilité à l'eau et la respirabilité conditionnent le confort sur de longues durées.
- Compatibilité avec les contraintes métiers : selon le poste, considérer les marquages WR/WPA (eau), SR (glissance), FO (hydrocarbures), ou encore CI/HI/HRO (températures).
- Protection additionnelle : la résistance à la perforation (P, PS, PL) et la protection du métatarse (M) peuvent être déterminantes en manutention et en industrie.
- Approche responsable : certains cuirs peuvent être issus d'une démarche de sourcing responsable, par exemple via Work Leather Group.